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Début mai je me trouve mis en cause (accusé) dans une histoire sordide qui relève du pénal.
J’ai rapidement compris qu’il s’agissait d’une dénonciation calomnieuse destinée à me nuire mais il faut bien se défendre!
Alors j’ai vraiment bien préparé mon audition « au 36 » (police judiciaire).
Me voilà dans les locaux de la PJ et je n’en mène pas large.
1ere surprise : sur le desk de l’accueil se trouve une affiche avec un QR Code proposant aux usagers de donner leur avis quant à l’accueil qu’ils ont reçu !!
J’avoue qu’à ce moment là je trouve l’approche déplacée… Comment se fait-il que les policiers se soucient de la satisfaction? suis-je en train de me dire…
Au début de l’audition je m’attends à me faire « découper », salir, presque agresser par des enquêteurs qui ont face à eux ce qui devrait être « un sale type » ; mais dès les premiers instants il n’en est rien.
L’enquêtrice me met à l’aise et me pose les questions sans sous-entendus, elle est pro, je me sens respecté et écouté. Je sens chez elle le souci de chercher la vérité sans confondre accusation et culpabilité.
J’ai été frappé par sa capacité à ne pas avoir d’a priori.
l’audition aura duré au total 6h (oui, c’est très long).
Une fois après avoir signé ma déclaration, l’enquêtrice m’explique que – selon elle – le magistrat ne devrait pas poursuivre l’enquête.
Elle n’était pas obligée de me le dire mais je crois sincèrement qu’elle était embêtée pour moi compte tenu de la faiblesse de l’accusation et la solidité de mes arguments, même si elle m’explique qu’elle n’est pas décisionnaire. C’est le magistrat qui allait décider du sort de cette plainte dans les 24h.
Je ressors confiant et attend avec impatience l’appel de l’enquêtrice le lendemain comme elle me l’avait promis.
24h après pas d’appel. C’est dommage, tout était parfait dans la gestion de la relation mais là ça déraille. En plus cet appel est carrément crucial !
Je patiente encore 24h, pas de nouvelles. Une assistante me dit qu’elle fait suivre ma demande mais visiblement plus personne n’est dans les bureaux ce fameux vendredi à 18h!
Je commence vraiment à douter puis, à 18h30, l’OPJ m’appelle en s’excusant platement du retard « car elle a eu plein d’urgence à gérer » (on lui pardonne aisément car à la PJ, les urgences, ce n’est pas pour rire !).
Elle m’annonce la bonne nouvelle, le magistrat a décidé de ne pas poursuivre… comme elle me l’avait laissé entendre.
Au final, je retiens l’empathie (je n’ai pas dit « sympathie ») dont a fait preuve cette OPJ. Son souci réel – non pas de satisfaire un client – mais de ne pas maltraiter un homme simplement mis en cause, pas encore coupable (et en l’occurrence innocent).
Du coup je regrette de ne pas avoir flashcodé le QR code pour dire ma reconnaissance du sens des usagers dont a fait preuve cette équipe.
Et accessoirement, je dois reconnaitre que les policiers font aussi du bon travail.
Auteur : Guillaume Antonietti